Les compétences sur un CV : « hard skills » et « soft skills » ou savoir-faire et savoir-être

“hard skills” et “soft skills”. Bien qu'issue du monde anglo-saxon, cette classification des compétences prend de plus en plus d'importance. En particulier les “soft skills”. Petit focus sur ces compétences pour mieux différencier votre CV et votre candidature.

Les compétences sur un CV : « hard skills » et « soft skills » ou savoir-faire et savoir-être

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Rubrique incontournable de tout ​curriculum vitae, les compétences peuvent parfois être source de confusions lorsqu’on le rédige.

Avez-vous déjà entendu parler des “hard skills” et “soft skills” ?

Très prisée par les anglo-saxons, cette classification des compétences entre “savoir-faire” et “savoir-être” mérite qu’on s’y attarde. Pour vous aider à faire un CV efficace !

S’il n’existe pas de traduction à proprement parler des termes de “hard skills” et “soft skills” utilisés par les anglo-saxons pour différencier les types de compétences, on peut tout de même trouver une équivalence en français.

Si les “hard skills” recouvrent les compétences techniques, c’est-à-dire les connaissances et savoir-faire appris au cours de sa vie, les “soft skills” renvoient elles aux compétences humaines, aux qualités que chaque personne possède.

Les “hard skills” : le savoir-faire

En faisant référence aux connaissances et savoir-faire appris au cours de son parcours, les “hard skills” sont similaires aux compétences telles qu’on les entend dans les CV français.

On peut acquérir ces compétences lors de ses études, lors de ses expériences professionnelles, mais aussi lors de ses lectures ou des cours extra-professionnels que l’on suit. Ces connaissances et savoir-faire composent les savoirs techniques que possèdent la personne, sa capacité à mettre en application ce qu’elle a appris.

Ces compétences sont variées et peuvent relever de tout un tas de domaines. Il peut s’agir de l’utilisation d’un logiciel de modélisation 3D, de la capacité à réaliser une prise de sang, mais aussi fabriquer un meuble sur-mesure ou écrire des articles.

Ces compétences peuvent également être quantifiables et mesurables : la maîtrise de plusieurs langues étrangères, par exemple, et son niveau dans chacune d’entre elles.

Comment identifier ses “hard skills”

Avant de vous lancer dans la rédaction de votre CV, essayez de dresser une liste de vos “hard skills”.

Pour vous y aider, vous pouvez commencer chaque phrase par “Je connais” ou “Je suis capable de”. Ainsi, vous pourrez identifier facilement les connaissances et savoir-faire que vous détenez.

Par exemple :

  • Je suis capable de gérer un budget.
  • Je suis capable de piloter une grue.
  • Je suis capable d’organiser un événement pour 300 personnes.
  • Je connais le logiciel InDesign.
  • Je connais les techniques de polissage du bois.

Une fois ces compétences listées, mentionnez sur votre CV celles qui apportent un vrai plus à votre candidature pour le poste convoité ou qui sont demandées par le recruteur.

Les “soft skills” : le savoir-être

Les “soft skills” font référence aux qualités personnelles d’une personne, à ses valeurs humaines.

À la différence des “hard skills”, ces compétences ne sont pas mesurables et sont beaucoup plus subjectives : elles dépendent de la personnalité et du caractère de chacun. Il peut s’agir de la rigueur au travail, de la capacité à travailler facilement en équipe, du bon relationnel, de la ponctualité…

Ces compétences de “savoir-être” sont très importantes en ce qu’elles permettent de savoir quel type d’employé vous allez être au sein de l’entreprise, comment vous réagissez à votre environnement professionnel.

Comment identifier ses “soft skills” ?

Pour identifier vos “soft skills”, vous pouvez dresser une liste de vos qualité en commençant chaque phrase par “Je suis” ou “J’ai”.

Par exemple :

  • Je suis ponctuel.
  • Je suis dynamique.
  • Je suis autonome.
  • J’ai le sens des responsabilités.
  • J’ai de l’ambition.

Pourquoi les “soft skills” sont-elles de plus en plus importantes ?

Déjà, en 1918, une étude de Charles Riborg Mann, à la Fondation Carnegie, avait révélé que les compétences “soft skills” comptaient pour 85% des réussites professionnelles. Le pourcentage n'est pas forcément aussi précis mais il y a une belle différence.

Cela fait déjà une bonne raison pour vous y intéresser et les améliorer.

Ensuite, bien que délaissées pendant de longues années, les DRH et recruteurs lui accordent de plus en plus d'importance. Et pas uniquement dans le monde anglo-saxon.

En 2016, une étude publiée par Robert Half , un cabinet de recrutement spécialisé, 52% des DRH accordent autant d’importance, voire davantage, aux soft skills qu’aux hard skills !

Cela fait une raison supplémentaire pour vous y intéresser et les améliorer. Et cela fait une bonne raison de les indiquer sur votre CV et de les mettre en avant.

Car elles pourraient faire la différence entre votre candidature et les autres.

Comment présenter ses “soft skills” ?

Il y a principalement deux émthodes.

La première est de les lister, tout simplement. Tout comme vous listez vos “hard skills”, vos compétences techniques.

La seconde est d'utiliser des exemples, des mises en situations tirées de votre expérience. Cela permet d’être plus crédible et de rassurer la personne qui vous lit.

Si vous les placez dans votre CV, attendez-vous à ce qu’on vous demande des précisions pendant un entretien.

Conclusion

Vous avez besoin de compétences techniques, vos “hard skills”, pour prétendre effectuer un travail. Mais votre embauche, votre évolution et votre évaluation par votre hiérarchie dépendra en grande partie de vos compétences humaines, vos “soft skills”.

Soyez-en conscient, travaillez et valorisez vos “soft skills” et présentez-les sur votre CV.

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