Prenez toute décision en moins d’une minute

Le cerveau humain déteste les questions sans réponses et les points en suspens. Qu’il s’agisse d’une tache à traiter, d’une personne à rappeler, d’un courrier auquel répondre, d’une course à faire, … Ou d’une décision à prendre.

Prenez une décision en moins d’une minute.

Tous ces éléments se comportent comme ce petit bout de scotch qui se colle à votre doigt et dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser : à peine décollé du pouce droit qu’il réapparaît sur l’index gauche. Pénible …

Il ne faut pas leur laisser la possibilité de se coller à vous.

Ils ne reviendront donc pas vous embêter de façon inopportune, tel le petit diablotin qui jaillit de sa boîte au moment où on s’y attend le moins. Parce que, ça aussi, c’est pénible. En plus d’être perturbant (vous perdez le fil de votre tache en cours) et culpabilisant (hé, oui, encore un point à traiter qui traîne).

Ne me dites pas que cela ne vous est jamais arrivé, je ne vous croirais pas.

Il existe pourtant une solution simple pour éviter ces désagréments et gagner en sérénité.

Cette solution vous permettra aussi de gagner en temps et en efficacité.

La décision minute

Vous tergiversez sur un élément en particulier : « mais que dois-je en faire ? », « quel est le mieux ? », …

Vous perdez ainsi du temps à réfléchir et évaluer les différentes options. N’ayant pas réussi à vous décider, vous remettez l’élément à sa place ou vous le laissez traîner.

Bénéfice ? Nul ! Temps perdu, élément toujours en place, nœud à la tête, brouillard plus dense, question sans réponse et point en suspens qui ne vont pas tarder à revenir vous chatouiller les neurones.

La solution ? La décision minute.

Accordez-vous 1 minute pour prendre une décision. Pas 1 seconde de plus. Souvent, il ne vous faudra que 30 secondes. Et 30 secondes, ça peut déjà être long.

Durant cette minute, revenez à du concret et du pratique. Et posez vous ces quelques questions suivantes :

  • cela est il essentiel ?
  • quels sont les gains concrets ?
  • pourquoi, pour quelle raison, devrais-je m’en occuper ?

Cherchez un gain, un bénéfice, une plus-value, un intérêt.

L’indécision est toujours là ?

Vous ne savez toujours pas ? Même après 60 longues secondes ? En fait, vous savez mais vous n’en avez pas conscience. Du moins, votre intuition sait pour vous. Faites-lui confiance et débarrassez-vous de l’élément en question !

Soyons clair : généralement, 10 secondes suffisent pour savoir si cet élément doit être conservé. Alors, si au bout de 60 secondes, vous n’avez pas toujours dégagé un intérêt quelconque à le traiter plus avant, c’est qu’il n’y a vraiment rien à en tirer.

Le doute guette ?

Vous avez peur de louper une occasion ou une information importante ? Là encore, faites-vous confiance et faites confiance à votre intuition. Elle saura vous parler suffisamment fort pour qu’une telle chose n’arrive pas. Et l’intuition est un muscle : en l’utilisant, elle s’affinera et deviendra de plus en plus performante. Et vous lui ferez encore plus confiance.

Soyons clair : si vraiment c’est important, l’univers saura vous le rappeler de nouveau. La formulation est un peu … mystique. Mais c’est juste pour vous dire que, si c’est important, vous croiserez de nouveau sa route : le hasard (?), vos collègues, vos amis, …

Le doute revient ?

Vous repensez de nouveau à ce que vous aviez initialement décidé d’ignorer ? Le mieux est alors d’y accorder un peu plus de temps. Idéalement tout de suite. Mais la priorité restant à ce que vous faîtes,  il ne ne faut pas casser votre élan : sortez ce doute de votre tête et ajoutez une tâche à votre liste de tâches, afin de ne pas oublier de traiter ce point.

Quand vous vous en occuperez, faites le en écrivant. J’ai déjà évoqué les bénéfices de l’écriture : elle vous sera de nouveau d’une grande aide. À cette occasion, utilisez la technique de la double colonne : listez les avantages / inconvénients, bénéfices / coûts, pour / contre.

Procéder comme cela vous aidera à prendre la décision finale et définitive. Et si le doute persiste toujours, choisissez la voix de la simplicité : gagnez sur tous les tableaux en supprimant. Définitivement.

Petit focus sur votre intuition !

À 2 reprises, j’ai parlé de votre intuition et je vous ai suggéré de lui faire confiance.

Cela peut aussi paraître un peu mystique. Mais votre intuition n’est jamais que le chuchotement de votre inconscient qui vous connaît (vos envies, vos buts, vos capacités, …) doublé de votre expérience et de votre vécu. Du moins, c’est comme cela que je la vois 🙂

Si avec tout ça, votre intuition ne peut pas vous aider, qui le pourra ?

Lui faire confiance la fortifie et l’aiguise. Et en retour, cela accroît votre confiance en votre intuition. Ce qui n’est rien d’autre que se faire confiance et avoir confiance en soi :-).

Conclusion

En vous décidant en moins d’une minute :

  1. vous vous simplifiez la vie ;
  2. vous dégagez votre horizon ;
  3. vous avancez ;
  4. vous gagnez en temps ;
  5. vous aiguisez votre intuition.

Demain, je vous proposerai une autre technique afin de vous simplifier vie et processus, tout en gagnant de nouveau en temps et en efficacité. Les 2 combinés sont redoutables :-).

Appliquez-vous la décision minute ? Ou à défaut de prendre une décision rapidement ?

Crédit photo : tompagenet

14 Commentaires

  1. Merci pour ton article !
    Dans la même lignée, pour prendre des décisions et agir, j’abaisse mon taux de certitude. Je m’explique.

    D’habitude, pour beaucoup de gens, ils attendent d’être sûrs à 90-95% avant de prendre une décision.

    J’ai remarqué qu’en abaissant ce taux à 70%, je prenais plus de décisions (sans blagues ?) mais surtout que dans le cas des mauvaises décisions, je gagnais quand même plus que si je n’avais pas agi.

    Ca rejoint un peu ton article dans l’esprit.

  2. Je pense que cela dépend de la décision.Si c’est une grande décision ou une petite mais en général je n’utilise pas la méthode décision minute car il faut réfléchir (au moins un tout petit peu) avant de se lancer

  3. Personnellement, j’utilise cette technique (jusque la, sans savoir son nom) pour trier les mails arrivant, les commentaires ou articles qui arrivent tout droit dans mon agrégateur.

    J’avoue qu’elle n’est pas trop mal vu la charge de travail qui permet d’être dégagée derrière 😉

  4. Salut Grégory,

    Merci pour cet article bien détaillé. Mais pour l’appliquer comme tu l’expliques, il faut déjà savoir se faire confiance en écoutant notre intuition. La décision minute serait plus pour des décisions mineures, qu’en penses-tu?

  5. La décision minute, ou en tant cas la décision rapide, est un des outils que j’ai utilisé (et utilise toujours) pour éliminer la procrastination. “Use it or leave it” : Sert-en ou débarrasse-t-en ! Est une bonne devise pour éviter de repousser éternellement au lendemain.

    Si ce dont on se débarrasse est vraiment important, l’univers pour certains, l’inconscient pour d’autres, le refera revenir en mémoire. C’est certain.

  6. Parfois lorsque je n’arrive pas à me décider entre la solution 1 et la solution 2. Je tire à pile ou face. Ca évite de longues réflexions qui au finale n’avance pas à grand chose et ca me facilite grandement la vie!

  7. Le doute, l’incertitude, la remise en question… ce sont aussi des phénomènes de l’esprit qui appelle à une plus grande capacité de prise de conscience, et donc à de meilleures décisions. 🙂

  8. Tres interessant ton article. Pour moi c’est un peu difficile de mettre en pratique cette technique de la decision minute et d’habitude je passe beaucoup de temps avant de prendre une decision. En tout cas, cette methode peut etre utile lorsqu’il s’agit de decisions moins importantes, car il faut aussi penser aux consequences de nos decisions.

  9. @Jean-Yves: Intéressante, cette approche …

    Merci pour le partage et ce retour d’expérience, en particulier le “dans le cas des mauvaises décisions, je gagnais quand même plus que si je n’avais pas agi”.

    Par contre, cela t’amène t’il plus souvent à décider de donner suite ou, à l’inverse, à décider d’arrêter là ?

    @chaulé: Effectivement, selon l’importance de la décision, il peut être préférable de ne pas se précipiter et de se documenter. Mais agir ainsi est déjà prendre une décision, fut elle intermédaire …

    D’un autre coté, que la décision soit grande ou petite, il arrive souvent qu’intuitivement la décision soit prise mais qu’on souhaite la rationaliser.

    Une décision importante pourrait être de changer de travail. Je suis dans la même société depuis 15 ans. J’ai bien pensé à changer avant aujourd’hui mais toutes mes réflexions n’ont fait que rationaliser ma réponse initiale : ne pas bouger. Ne voulant pas bouger, tout ce que j’ai trouvé allait dans mon sens : ne pas bouger.

    Aujourd’hui, c’est l’inverse. On est en pleine crise économique, qui pourrait dégénérer en une crise plus grave. Pour autant, j’ai pris une décision : je bouge.

    @Crunch: L’exemple simple et classique mais avec un vrais gains. La décision n’est pas certes très importante (voir le commentaire juste au dessus) mais tellement fraquente que le gain est sensible.

    Gagner ne serait ce que 15 minutes peut être profitable pour faire une séance méditation par exemple :-).

    @Mary: Pour te répondre, je t’invite à lire la réponse que j’ai fait au commentaire de chaulé, au dessus, par rapport à l’importance d’une décision. Ce que tu appelles donc des décisions mineures.

    Et j’y rajouterais ceci …

    Si tu n’as pas suffisament confiance en toi et en ton intuition, commence par des décisions mineures. Avec la pratique vient le savoir faire. Prend aussi le temps de t’interroger pour mieux te connaitre : cela servira ton intuition à terme.

    Ensuite, pour des décisions non mineures, et donc majeures, tout dépend aussi de ton critère. Mais en tout état de cause, il y aura forcément une phase de documentation. Par exemple moi avec mon projet de congé sabbatique, ou mon voisin avec son projet de boursicoter.

    Une fois que tu es documenté, tu prends une décision dans la minute. C’est tout.

    @camille: Je préfère le remord d’avoir fait quelque chose plutôt que le regret de ne pas l’avoir fait. Mais cela ne veut pas dire agir sans considération ni prise de responsabilité.

    Si tu crains vraiment de te planter, le plus sage est alors de ne rien faire …

    Pour reprendre un exemple pris au dessus, la bourse. Mon voisin boursicote après s’être documenté et il s’en mord les doigts. Personnellement, je sais que je vais tenter l’aventure de la bourse. La décision est prise. J’ai un point technique à régler que je reporte volontairement.

    Je pourrais avoir des regrets si cela se passe mal. En fait, je n’en aurais pas car je me suis fixé des régles. C’est aussi cela, prendre une décision.

    @Philippe: Merci pour retour d’expérience. Vu que que tu arrivez à accomplir, ton avis est à prendre en considération 🙂

    @Ricardo: Et la solution 3 : ne pas faire ?… Parce que j’ai rarement vu une pièce tomber sur la tranche 🙂

    Tu n’as jamais eu de déceptions ?

    @Fanny:

  10. Merci Grégory pour ces astuces, c’est la première fois que je visite ce blog, tu m’as bien inspirer à faire confiance à mon intuition, la plupart du temps on a tendance à un déjà vu de notre quotidien dû sans doute à notre intuition.

  11. @Fanny: (Je vois que ma réponse à ton commentaire a été tronquée 🙁 Horreur ! Et pardon …)

    C’est vrai. Capacité de prise de conscience … et de concentration aussi 🙂

    @Marie: Hello !

    Merci à toi pour ta visite et ton commentaire !

    Je suis ravi de t’avoir inspirée 🙂 mais je ne sais pas si cette sensation de “déjà vu” a à voir avec l’intuition … En tout cas, il y aurait un coté ésotérique certain, je trouve 🙂

  12. @ Jean-Yves :

    Je fais exactement la même chose que vous 🙂

    Je diminue d’un cran mon taux (en %) de prise de décision selon le risque potentiel de l’élément choisi et je parviens à faire plus de chose que si je n’avais rien fais!

    Bonne journée.

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