Vous avez toujours le choix, au moins de votre réaction et de votre attitude

Vous avez toujours le choix, au moins de votre réaction et de votre attitude.

Vous avez toujours le choix, au moins de votre réaction et de votre attitude.

Je suis chatouilleux. Je pense même être très chatouilleux.

Que ce soient la plante des pieds, le ventre ou les côtes, ce sont autant d’endroits de ma charmante anatomie que des petits doigts experts peuvent triturer en ayant de bonnes chances de m’arracher tortillements et hurlements.

Enfin … C’était le cas il y a encore quelques années.

Aujourd’hui, il n’y a plus que les doigts experts de ma compagne qui peuvent me faire réagir ainsi. Parce qu’elle connaît quelques astuces …

Tout le monde s’imagine maintenant que je ne suis pas chatouilleux, au grand dam de ma petite sœur. Mais je l’affirme à la face des sceptiques : je suis chatouilleux.

Mais, entre nous, j’ai un secret …

Laissez-moi tout d’abord vous raconter quelques anecdotes.

Des chatouilles et de l’eau froide …

Depuis l’age de 14 ans, j’essaie de maîtriser mes réactions aux chatouilles que chacun essaie de m’infliger. Parce que, vous vous en doutez, rien n’est plus marrant que de voir quelqu’un bondir au moindre effleurement … Mais parce que rien n’est plus exaspérant que d’être la cible des chatouilleurs de tout poil, j’ai décidé de ne plus réagir aux chatouilles. À part celles de ma compagne :-).

Donc, je me contrôle. Et de mieux en mieux :-).

A la même époque, j’ai passé 2 ans dans un pensionnat. Tous les soirs, c’était douche. Douche commune, bien sur. Histoire de s’assurer que chacun frottait un minimum, notre moniteur coupait l’eau 30 secondes. Intention honorable. Mais parfois, ça dégénérait. Ce gentil moniteur avait effectivement un petit jeu …

Il coupait l’eau un peu plus longtemps et nous arroser à l’eau froide avec un tuyau d’arrosage ! Le débit n’était pas fort mais ce n’était pas pour autant agréable. Et il nous arrosait copieusement : nous voir nous trémousser et nous entendre crier l’amusait, cette espèce de petit sadique :-/. Enfin … Il arrosait surtout mes petits camarades. Parce qu’arroser un grand dadais, planté en plein milieu, sans réaction, ça n’est pas marrant. Il me laissait donc tranquille :-).

Votre réaction

Je vous rassure : je ne veux pas seulement vous raconter quelques anecdotes de ma tendre enfance. Cela a peut être un coté bien sympathique.

Mais à travers ces anecdotes de mon enfance, je veux mettre en avant un élément important.

Vos réactions à tous les stimulis et événements de la vie ne sont pas prédéterminées. Vos réactions sont seulement influencées par les us et coutumes, la bienséance, vos expériences, vos habitudes ou vos réflexes. Mais vous avez le choix de la réponse.

Entre tout événement qui vous titille et votre réaction, il y a un espace, certes minime, mais qui vous appartient entièrement : celui de la réflexion et du choix. Vous pouvez réfléchir et choisir la réponse qui vous semble la plus adéquate. Une réponse qui vous appartient, et qui n’est ni celle de monsieur ou madame Tout-le-monde, ni celle à laquelle s’attend monsieur ou madame Tout-le-monde.

D’ailleurs, souvent, monsieur ou madame Tout-le-monde n’a pas raison …

Ce n’est pas parce que tout le monde s’agite sous l’eau froide que je dois faire de même. Ce n’est pas parce que tout le monde râle pour une correspondance ratée (dans les transports) que je dois faire de même. Ce n’est pas parce tout le mode soupire à l’attente (dans les transports) qui s’allonge que je dois faire de même.

OK, tout le monde n’est pas insensible aux chatouilles ou à l’eau froide. Et un réflexe est un réflexe, aussi bête soit-il. Mais cela s’apprend, et surtout il y a sûrement une variante à hurler à s’en péter les cordes vocales. Sans compter que ce n’est pas bon pour les tympans qui croise cette secousse sismique sonore.

Votre attitude

Plus sérieusement, tout cela est question d’attitude. De votre attitude.

Ce qui est arrivé est arrivé. Votre attitude n’y changera rien. Par contre, ce qui est arrivé peut ne pas vous affecter outre mesure. Et là, votre attitude fera toute la différence.

Il y a peu de choses en ce bas monde qui soient complètement bonnes ou mauvaises. Beaucoup de choses sont dans les gris … Il ne tient qu’à vous d’y voir du gris clair, voire du blanc.

Un autre exemple simple et personnel ? Pas plus tard que ce week-end …

Ce n’est pas parce ma compagne rajoute 10 minutes d’attente supplémentaires aux déjà 3 fois 10 minutes cumulées aux 2 minutes-pas-plus-de-la-micro-course que je dois être désagréable. Je pourrais être désagréable. Mais je lui pourrirais son plaisir, puis elle me pourrira ma fin d’après-midi, puis moi sa soirée, et enfin nous notre semaine. En restant souriant et disponible, elle l’a été d’autant et m’a été reconnaissante de l’être resté. Le soleil brillait ce jour-là, mais même sans cela, la journée aurait été aussi belle.

2 petites citations

Je ne sais pas du tout de qui est celle-ci, ni même si la formulation est correcte. Mais je la trouve particulièrement jolie.

La vie, ce n’est pas attendre qu’il fasse beau, mais apprendre à danser sous la pluie.

Anonyme

Mes quelques recherches m’amènent à penser que Anthony de Mello est l’auteur de celle-ci. Si vous pouvez confirmer ou corriger, je suis preneur. À elle seule, elle résume tout cet article.

Rien n’a changé sauf mon attitude. C’est pour cela que tout a changé.

Anthony de Mello, prêtre jésuite Indien (1931-1987)

Conclusion

En toute circonstance, vous avez le choix de la réponse que vous faites à la vie : vous pouvez lui sourire ou lui faire la gueule.

Vous avez choisi quoi ?

Une dernière petite citation

Si vous voulez que la vie vous sourie, apportez-lui d’abord votre bonne humeur.

Baruch Spinoza, philosophe néerlandais (1632-1677)

Cet article a été écrit le 4 octobre dans le RER depuis Paris. Préparation: 5 minutes. Rédaction: 80 minutes.

Creative Commons License photo credit: |JL62|

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Julien Arcin

Salut l’ami.

Il y a deux notions dans ton article qui m’ont interpellées et que je trouve mélangées.

La première est la maîtrise de soi et de ses émotions. C’est quelque chose que je trouve primordial, et ça transparaît bien dans le sport par exemple. Perso je prends des douches froides le matin. L’objectif est de me laver sous l’eau chaude, puis avant de sortir rester 30 secondes à 1 minute sous l’eau totalement froide même si elle est à 8°. Je t’assure que ça forge le caractère :-)
C’est MOI qui décide, pas mes émotions ou mon corps.

La deuxième notion qu’on trouve dans ton article est le fait d’être soumis aux attentes des autres. C’est quelque chose de différent je trouve. C’est apprendre à définir ses choix, ses valeurs, sa réalité, sans jamais se référer « aux autres » comme étant la vérité absolue. Les livres d’Ayn Rand sont très bon pour ça.

Voilà pour mes remarques.
Merci pour cet article :)

Reply
Grégory

@Julien: Hello !

Merci pour ton commentaire et ton partage d’opinion :-)

J’ai relu, à la lumière de tes remarques, mon article et je suis en partie d’accord avec toi.

On retrouve effectivement ces 2 notions. Elles sont importantes, me semble t’il, mais sur des plans différents : soi-même (maîtrise de soi et ses émotions) et relationelle (attentes des autres). Et en cela elles ne se prêtent à être traités de la sorte dans un même article.

Mais je ne suis qu’en partie d’accord avec toi.

Tout d’abord, concernant les attentes des autres, celles dont tu parlent sont sur le long terme : décrocher un diplome et un bon boulot, se marier, acheter sa maison, … Il s’agit autant des attentes des autres que des schémas standards de notre société actuelle qui nous sont « imposés » par le biais de nos parents, de l’école, de la pub, … Il s’agit effectivement de faire ces choix de vie à soi : c’est essentiel, difficile et gratifiant.

Mais je ne parle pas de ça …

Il est vrai que j’écris « Une réponse qui vous appartient, et qui n’est ni celle de monsieur ou madame Tout-le-monde, ni celle à laquelle s’attend monsieur ou madame Tout-le-monde ». Mais ce que je veux dire par là, c’est d’avoir une réaction et une attitude à soi maintenant. Cela est différent d’avoir des choix de vie à soi car cela est à plus long terme. Certe, dans les 2 cas, il peut y avoir des « attentes » mais je ne les place pas au même niveau : les unes sont dans la durée et se résolvent par de la réflexion et de l’introspection, les autres sont dans l’instant et se résolvent par de l’interactivité.

Ensuite, concernant la maîtrise de soi et de ses émotions, l’un implique l’autre mais l’inverse n’est pas vrai. Ce n’est pas parce que tu maitrises tes émotions que ton attitude sera positive.

En fait, je pense qu’on ne maitrise pas vraiment ces émotions. La peur, la colère, la jalousie, l’envie, la déception : elles arrivent et tu les ressens. Tu ne peux pas y faire grand chose : elles sont le signe que tu es vivant et que quelque chose te fait tiquer. Par contre, comment tu vas réagir est de ton ressort. Et c’est en cela que tu as la maitrise.

Enfin, au sujet de ton exemple de la douche froide, outre le fait que c’est bon pour la santé (je le fais aussi de temps en temps), je ne pense qu’il colle vraiment à l’esprit de l’article. Il s’agit là d’une « épreuve » que tu choisis de t’imposer. Un peu comme si je décidais d’accoster les jolies filles dans la rue (c’est un timide qui écrit :-) ).

Le propos de mon article est ta réaction à ce que tu n’as pas prévu ou choisis. Si tu prévois et choisis, tu choisis aussi ta réaction, du moins en partie. Et tout cas, tu fais cela avec un but donc ta réaction est orientée.

Par contre, procéder ainsi est révélateur d’un état d’esprit qui implique forcément un minimum de choix.

Pour résumer, il me semble que ton commentaire se place dans une perpective de long terme alors que mon article se place plutôt dans le court terme voire l’instantanée. Cela étant, mes formules ne sont pas forcément toutes heureuses :-).

Encore merci pour l’échange !

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Jean-Yves

Il n’est jamais bon de réagir à chaud, pourtant, même sachant cela, il m’arrive de le faire encore.

Celui qui ne maîtrise pas ses émotions est celui qui « perd », on le remarque constamment. Quelle que soit la valeur de vos arguments, ils ne vaudront rien s’ils sont fait avec vocifération. Je m’en suis rendu compte à mes débuts au boulot notamment.

Je pense que l’âge aide pas mal à relativiser de ce côté là.

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Benjamin@piano

Enfin, parfois il est difficile de garder son calme, personnellement une bonne et saine colère m’aide à évacuer le trop plein… Et après, on se sent mieux… Le secret est de ne jamais regretter ce qu’on peut dire à ce moment ^^.

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Stephane@Hypnose

J’ai bien rigolé!

Vous voulez garder le contrôle pour des raisons émotionnelles…. c’est vos émotions qui vous poussent à exercer et renforcer ce contrôle…

Vous n’avez donc aucun choix puisque c’était en réaction émotionnelle à ce qu’il se passait que vous aviez réagi de cette façon là…

Il y avait 2 choix possibles : prendre le contrôle ou pas, mais il vous était impossible d’accepter de faire comme les autre et de ne pas vous contrôler… Vous n’aviez donc pas le choix…

Donc on a toujours des choix mais qui sont virtuels… Dès lors qu’on interagit avec le contexte où nous devons choisir, un choix nous paraîtra forcément meilleur que les autres et nous le prendrons… Ce choix peut être différent suivant les personnes et leur personnalité mais elles n’ont pas réellement le choix puisqu’elles prennent toujours le meilleur selon leur conception des choses….

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Cisels

La vie ne semble être qu’une lutte de notre esprit contre notre chimie interne et nos nerfs !

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Judith@Maman s'organise

Bonjour Grégory et merci pour ce très bel article ! La façon dont nous réagissons est souvent dictée par notre éducation et notre caractère. Maintenant, choisir de réagir de telle ou telle manière implique qu’on ait eu le temps d’y réfléchir. Parfois, on réagit à chaud et là c’est le naturel qui revient au galop je pense. Mais en travaillant sur soi, je suis certaine qu’il y a moyen de changer une attitude qui fait faire de mauvais choix pour soi-même et donc qui peut faire souffrir.

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rickybenz

Je n’ai pas Facebook, alors J’AIME!!!

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Stephane@Hypnose

Croire que nous avons toujours le choix c’est comme croire au libre arbitre : vous pouvez lire avec profit cet article : https://www.scientificamerican.com/article/is-free-will-an-illusion/

quand on est dans l’émotionnel, nos réactions sont déterminées (mais difficilement prédictibles). Cependant, si certaines choses ne nous plaisent pas, alors, plus tard, il est possible de déconstruire ce qui a été construit et qui donne lieu à ces réactions….

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Ju

Oui, on a toujours le choix de son attitude face à une nouvelle, bonne ou mauvaise, mais l »euphorie ou la colère du moment nous fait souvent perdre le contrôle et de par le fait, perdre le choix… Les émotions prédominent pour prendre le dessus sur le choix bien souvent.

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Arnaud@d'Avenir-plus-riche

Je rejoins l’avis donné un peu plus haut. L’âge et la maturité, l’expérience, aident beaucoup à un meilleur contrôle de soi.
De cumuler certaines expériences, nous apportent les connaissances et une meilleure maîtrise de nos émotions, ce qui nous permet d’avoir des réponses appropriées, réfléchies, à des situations parfois délicates.

Merci Grégory,

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Julien

Si on commence à trop réfléchir à notre comportement et à la façon dont on doit réagir face à une situation, ne penses-tu pas que l’on perd une partie de notre personnalité à savoir notre spontanéité ?

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Ioana Radu@TV-replay

C’est vrai, on a le chiox de la reponse, mais il nous arrive tant de fois a regretter ce qu’on a decide a un moment donne.

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Grégory

@Jean-Yves: On ne peut pas toujours ne pas réagir à chaud. On reste humain donc perfectible.

En ayant conscience de ces écarts et « abus », on peut travailler sur soi-même et tout doucement se corriger.

@Benjamin: Le problème de ton secret, c’est que dans un accès de colère, tu ne réfléchis plus vraiment :-) … Et les boulettes arrivent vite. En particulier les paroles blessantes.

Après, s’il y avait un non dit, au moins, il est dit et l’abcès est crevé :-)

@Cisels: Nos émotions n’étant elles-mêmes que de la chimie et des courants électriques …

Nous sommes bien peu de choses :-)

@Judith: Hello !

Une réaction se fait toujours à chaud. Mais c’est à froid que tu peux réfléchir à tes réactions et attitudes habituelles. Et comme tu le dis, tout doucement, tu peux modifier tes habitudes. Car il ne s’agit rien d’autres que de cela.

@rickybenz: MERCI ! :-)

@Ju: Le but, justement, est d’apprendre à modérer cette euphorie ou cette colère.

Et même après cela, il peut toujours y avoir des ratés. Mais qui a dit qu’il ne fallait jamais fauter ou que la perfection n’était pas ce monde ? Pas moi en tout cas.

@Arnaud: L’expérience, ou les expériences, ce n’est rien si tu ne prends pas le temps d’y réfléchir. Sinon tu reproduis inlassablement le même schéma.

OK, j’exagère. Mais même sans beaucoup d’expériences, tu peux réfléchir à tes attitudes ou réactions. Les deux se bonifient l’un l’autre.

Un 3° élément peut être d’échanger :-) Ce que nous faisons.

@Julien: Pour faire court, je ne crois pas.

Il ne s’agit pas non plus de ne plus réagir à chaud ou de s’accorder 10 minutes de réflexion avant chaque parole ou acte.

@Ioana Radu: Le remord d’avoir fait vaut mieux que le regret de ne pas avoir fait. Du moins, je crois …

Reply
Grégory

@Stephane: Je vous ai fait rire ?… Et bien c’est un bon début. Ce n’était pas le but mais après tout …

D’ailleurs, qu’estce qui vous fait rire ? L’anecdote ou le propos dans son ensemble ?…

Si c’est le propos dans son ensemble, et bien je persiste à croire qu’il est possible de choisir ses attitudes et de décider de voir le verre à moitiè plein plutôt qu’à moitié vide.

Si c’est l’anecdote, ce n’est pas très gentil. Je me livre et confie une anecdote et vous vous moquez :-( …

Cela étant, je ne suis pas d’accord avec « ll y avait 2 choix possibles : prendre le contrôle ou pas, mais il vous était impossible d’accepter de faire comme les autres et de ne pas vous contrôler »

Pour quoi m’était-il impossible d’accepter de faire comme les autres ?… Ne m’était-il pas possible de choisir d’essayer de ne plus « subir » la douche froide ?…

Je suis complètement d’accord avec le poids et l’instantanéité des émotions. Mais entre l’émotion et l’action, ou la réaction, il n’y pas de place de pour la réflexion, même très limitée, et donc le choix ?

Réflexion qui peut être améliorée par l’expérience et la maturité qui, comme certains l’ont dit ailleurs dans ces commentaires, aident à avoir un meilleur contrôle de soi, une meilleure maitrise de ces émotions.

OK, le mot « réflexion » est peut être mal choisi. Mais je pense que, consciemment, on peut décider d’influer ces réactions et attitudes pour finalement les modifier.

En tout cas, j’aimerais avoir des éclaircissements sur votre propos car je trouve cela intéressant. Cela peut se faire par un article sur ce blog en réponse à cet article. Qu’en dites-vous ?

Et merci aussi pour le lien proposé dans votre 2° commentaire. Je ne l’ai pas encore lu mais il est sur ma liste de lecture.

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