Une seule action, la première, et tout suivra

Nous restons souvent indécis, et figés, lorsque nous sommes au seuil de l’action. Que ce soit pour un objectif qui nous tient à cœur, un engagement pris auprès d’un tiers ou un imprévu du quotidien.

Pour ne pas rester bloqué, et se lancer enfin dans l’action, il y a une pratique toute simple que vous devriez instaurer comme mode opératoire par défaut de tout ce que vous entreprendrez.

Déterminez la toute première action : vous agirez et votre projet avancera.

Déterminez la toute première action : vous agirez et votre projet avancera.

Il y a essentiellement 2 éléments qui nous bloquent. Ils peuvent être complètement inconscients ou, au contraire, parfaitement réfléchis et servir, en définitive, d’excuse pour ne rien faire. Ces 2 éléments sont :

  1. le volume des travaux à accomplir ;
  2. le manque d’information.

Bien qu’ils soient de bons points d’accroches, à la réflexion, ils ne doivent pas vous bloquer.

Je passerai outre la nécessité de vous interroger sur le besoin de traiter le problème ou l’engagement, et sur la pertinence du projet. Je supposerai que vous avez déjà réglé ces aspects. Et si vous avez pris un mauvais engagement, tant pis pour vous \o/. Il faut maintenant agir !

Cette pratique toute simple pour enfin agir consiste en … déterminer la toute première action à réaliser.

C’est tout.

Et le manque d’informations ?

Peut-être vous manque t’il réellement des informations.

Il faut pourtant que vous soyez conscient qu’il vous manquera toujours des informations.

De 2 choses l’une :

  1. soit la connaissance de ces informations est vitale : la recherche de ces informations fait partie intégrante des actions à réaliser, il peut même s’agir de la toute première action ;
  2. soit la connaissance de ces informations n’est pas vitale : vous les rechercherez plus tard si vous en avez vraiment besoin.

Dans les 2 cas, excusez-moi, mais je ne vois pas pourquoi vous restez bloqué sur ces informations. La recherche d’informations n’est  qu’une action comme une autre.

Et tout ce qu’il y a à faire ?

Je vais vous révéler quelques secrets : Rome ne s’est pas faite en un jour et personne ne vous demande de devenir un surhomme (quoique si vous avez un recette pour ce dernier point, je suis preneur).

Ne vous laissez pas impressionner : vous avez simplement besoin de connaître les principaux jalons et les grandes étapes de vos projets et activités. Rien d’autre.

Avoir un plan est important : j’en ai fait un des 3 piliers de la prise de contrôle de votre vie. Mais un plan détaillé, précis et exact n’existe pas et n’est pas nécessaire.

Les grands jalons, les grandes étapes de vos projets et activités : voilà tout ce dont vous avez besoin.

Élaborer un plan trop précis est une perte de temps. Les réponses à vos questions amènent de nouvelles questions. Et vous remettez ainsi sans cesse au lendemain le nerf de la guerre : l’action !

Donc, déterminez jalons et étapes, puis allez-y pas à pas. Et justement, chacun de ces pas est une action …

Alors juste la prochaine action ?

Et bien oui, juste la prochaine action. Qui devient la première action lorsque vous en êtes au début.

Pour déterminer cette prochaine action, posez-vous simplement cette bête question :

quelle est la prochaine action concrète à réaliser ?

Ignorez l’environnement immédiat, le moment présent et votre état de fatigue. Ignorez tout cela, posez-vous cette question et répondez-y de façon pragmatique.

Éventuellement fermez les yeux et imaginez vous en situation. Visualisez : que faite-vous ?  Et répondez ainsi à ces 2 questions subsidiaires :

  1. quels outils suis-je en train d’utiliser ?
  2. quelles informations sont en ma possession ?

La réponse a la première question vous indiquera le lieu, le contexte et les éléments matériels que vous devez avoir avec vous. La réponse à la seconde question vous indiquera les informations (!) et les éventuels éléments matériels que vous devez avoir en votre possession.

Les réponses à ces 2 questions peuvent aussi vous aider à déterminer la réelle prochaine action à réaliser, qui peut très bien ne pas être celle à laquelle vous pensiez en premier lieu.

Par exemple, pour régler votre problème de voiture, votre prochaine action ne sera pas d’appeler le garage, mais plutôt d’appeler votre copain. Car vous aurez besoin d’un chauffeur. Et vous n’appellerez le garage, pour rendre un rendez-vous, qu’après avoir vérifié les disponibilités de votre copain. D’ailleurs, il faut peut être que vous appeliez votre autre copain pour avoir le numéro de ce garage qu’il vous a conseillé, non ? L’exemple est simple mais vous saisissez l’idée.

Je vous ai déjà dit qu’un manque d’informations n’est pas bloquant et détermine plutôt l’une des actions à réaliser ?

Lorsque vous aurez déterminé cette toute prochaine action, vous aurez en plus une idée des actions qui viendront par la suite. Ce ne sera pas un plan complet. Mais ce sera assurément une ébauche de plan, bien suffisant, qui vous permettra d’y voir plus clair et d’envisager la réalisation de la prochaine étape.

Au pire, lorsque cette prochaine action sera réalisée, il sera temps de préciser la nouvelle prochaine action : vous savez maintenant comment faire :-) !

Très souvent, répondre à cette question de la prochaine action ne vous prendra que 10 secondes. Et les bénéfices vont au-delà de simplement savoir quoi faire :

  • clarifier les objectifs et les attentes d’un projet ;
  • initier et simplifier la mise en action ;
  • raccourcir le chemin vers la petite victoire « action faite ! » ;
  • optimiser son emploi du temps.

Mon expérience et GTD

J’ai toujours été quelqu’un de pragmatique. Mon credo est un peu du genre : me simplifier la vie, ne pas m’encombrer d’inutile et de futile, me concentrer sur l’essentiel et l’important.

J’ai donc toujours eu tendance, de façon inconsciente, à réfléchir de façon pratique et pragmatique. Penser en termes d’actions, d’outils et d’informations nécessaires, et déterminer la prochaine action m’était donc plutôt naturelle.

C’est la méthode GTD qui m’a fait réaliser cette pratique, inconsciente jusqu’à peu, et terriblement efficace. Il s’agit effectivement d’une question que David ALLEN met en avant avec GTD. Il dit en avoir constaté les effets bénéfiques auprès de cadres et dirigeants. Je ne suis ni l’un ni l’autre mais je dois avouer que cette pratique est simple, efficace et concrète.

Conclusion

Ne vous laissez pas impressionner par l’ampleur des travaux qui vous attendent, ou l’absence d’informations, voire votre ignorance.

Déterminez plutôt la prochaine action à réaliser et allez-y ! Simple, non ?

Vous concentrez-vous sur l’action simple, concrète et immédiate ? Ou vous laissez-vous déborder la réflexion, l’anticipation, l’analyse, … ? Avez-vous une astuce particulière à nous révéler ?

Soyez plus efficace

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Arnaud

Je suis conquis par le titre.
En effet, c’est souvent la première action, ou plutôt la volonté de se lancer qui fait que tout le reste va suivre.
Aucune tâche n’est insurmontable, il faut prendre son temps et attaquer les difficultés quand elles se présentent.

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Mary

Salut Grégory,

Ton article est intéressant mais je pense qu’il y a plus que tes 2 éléments cités qui empêchent de passer à l’action.
Car ceux qui ont une mauvaise estime d’eux, un manque de confiance, voir une mentalité négative dû à leur passé, à leur conditionnement négatif, ce sera plus difficile pour eux de passer à l’action.

Reply
Vinalys

Je suis totalement d’accord. La meilleure des choses à faire dans ce monde est d’agir… Il n’y a rien de pire que de ne rien faire… A partir du moment ou engage la mécanique après tout découle de lui même !

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Michael

Bonjour Grégory,

c’est vrai que l’on a tendance a trop réfléchir avant de se lancer dans un projet. La première action peut permettre de débloquer la situation et également de valider la faisabilité du projet.

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Grégory

@Mary: Bonjour !

Tu as complètement raison. Le manque de confiance en soi, des peurs diverses sont autant d’éléments qui peuvent nous bloquer et nous empêcher de nous accomplir.

Dans cet article, je voulais m’attarder uniquement sur les éléments externes à nous mêmes. J’aurais du le préciser.

Je te propose quelques articles prochains pour parler des éléments internes : manque de confiance, croyances, …

@Arnaud: Merci ! Ta reformulation (« la volonté de se lancer ») est très juste aussi.

N’hésite pas à t’approprier le tire et à t’en faire une mantra (tiens, une idée d’article ?…) !

@Vinalys: Mettre le pied àl’étrier, il n’y a que ça de vrai (tiens, une rime !).

@Michael: Hello !

Tu as bien raison sur la faisabilité :-) …

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Guillaume

Très juste!!

Comme tu le dis bien, pour ne pas se décourager devant une tâche énorme, il faut décomposer les choses. Agir étape après étape…

Pour monter en haut d’un escalier, pas besoin de voir la dernière marche, la prochaine suffit :)

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Grégory

@Guillaume: Très très bonne, l’analogie avec l’escalier !…

Donc marche par marche, la première d’abord et la suivante ensuite …

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Mary

Salut Grégory,

Ok, pour les prochains articles sur les freins « internes » tel le manque de confiance, les peurs,…qui empêchent d’agir.

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Marco@agence webmarketing

Je pense que le secret réside dans l’organisation, et en ce sens, la GTD est je trouve également d’une grande aide. Ca me fait penser également au guru de scrum qui disait qu’il avait organiser son mariage en suivant sa méthode. Moralité, une fois qu’on est bien ordonné, avec les priorités de chaque chose en tête, la réalisation coule de source !

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Grégory

@Mary: A suivre :-) …

@Marco: Clairement, cette notion de prochaine action vient de GTD. Et GTD est vraiment d’une grande utilité.

Mais une bonne organisation n’est quand même pas suffisante pour que la réalisation coule de source. Connaitre le prochaine action ne la fera pas s’exécuter pour autant :-) …

C’est qui le « guru de scrum  » ?

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Philippe

Bonjour Grégory,

Content d’avoir découvert ton blog. Cet article apporte de bons principes pour lutter contre la procrastination, un sujet qui m’est cher.
Complétement d’accord : mettre à plat les grandes étapes, comme tu le signales, est important mais il faut enchainer le plus rapidement par une action.

La métaphore de l’escalier est excellente pour agir : parce que l’escalier tout entier peut faire peur, mais plus rarement la première marche. C’est avec une métaphore (et une méthode) similaire que j’ai cessé de remettre les projets ambitieux au lendemain. Et pour ceux qui souffrent de procrastination, c’est une réelle libération!

En amont, il y a effectivement des freins internes qui agissent. J’ai écris un article pour parler de cette « zone de confort » qu’il est si difficile de quitter, et d’un livre qui utilise très bien cette notion : « il était une fois une vache »…

Alors après « la première marche » ou « le pied à l’étrier », j’ajoute aussi « se jeter à l’eau le plus vite possible ! »

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Grégory

@Philippe: Bonjour !

Les métaphores ont du bon pour simplifier et ancrer les concepts, méthodes et processus à mettre en oeuvre. Je ne les utilise pas assez dans mes articles mais elles sont vraiment efficaces …

Et dans ton commentaire, tu en reprends 2 et en utilise 1 particulièrement bien vue !

N’hésite pas à inclure un lien vers ton article, ça pourrait intéresser du monde. En totu cas, moi, ça m’intéresse !

Et merci pour la suggestion de lecture : je note !

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Bakur

LA grosse difficulté est toujours de faire le premier pas et de se lancer. Une fois qu’on s’est mis en tête de le faire tout roule tout seul ;)

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Grégory

@Bakur: Je ne sais pas si c’est LA grosse difficulté mais c’est effectivement une grosse difficulté. Qui peut avoir le gout facheux de tout remettre en cause, alors qu’il n’y a plus qu’à agir.

A l’inverse, en pratiquant la première action de façon régulière, il y a énormément de blocages qui disparaissent. Tout est simplifié et plus efficace :-).

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Vinalys

Je rejoins un peu Bakur, bien que je ne sois pas sur que ce soit la plus grosse difficulté, mais faire le premier pas est souvent très difficile. Une fois que c’est fait, le reste suit aisément. Si je prends l’exemple d’aborder une fille, le plus dure est bien de se dire d’y aller, une fois qu’on y est ça marche tout seul ;)

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Grégory

@Vinalys: Et d’autant plus si elle est jolie … Et ça marche surement pour les hommes. Enfin, je veux dire quand une femme veut aborder un bel homme dans la rue :-).

Exemple bateau mais bien révélateur !

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