Comment travailler moins et obtenir plus : ma nouvelle approche

Accorder de l’attention à son ressenti et en tenir compte est important. C’est pour cela que je vais modifier l’organisation de mon travail et du suivi de mes projets et de mes tâches. Mon but : moins de stress et plus de résultats. Je vous explique pourquoi et comment.

nouvelle-organisation-suivi-projetEn matière d’objectifs, de projets et de tâches, le processus habituel est le suivant :

  • en début de mois, faire le point sur les objectifs et les projets : clôturer certains projets, promouvoir des objectifs en projets, …  ;
  • en début de semaine, faire le point sur les projets et les tâches ;
  • puis organiser sa semaine en listant, voire en planifiant, les tâches essentielles, les tâches importantes et les autres ;
  • en début de journée, faire le point sur les projets et les tâches ;
  • puis organiser sa journée en listant, voire en planifiant, les tâches essentielles, les tâches importantes et les autres ;
  • en fin de journée, faire un bilan de la journée terminée ;
  • en fin de semaine, faire un bilan de la semaine passée ;
  • en fin de semaine, faire un bilan du mois écoulé ;
  • recommencer …

Est-ce que cela vous semble familier ? Je pense que oui : ce processus est, à peu de choses près, le plus recommandé.

Est-ce que cela vous semble routinier ? Oui, ça l’est. Mais en l’occurrence, la routine a du bon.

Est-ce que cela vous semble simple à tenir ? Oui et non …

Comment je vis la gestion habituelle des projets et tâches

Ce n’est finalement pas si compliqué que ça. Oui, ça demande une certaine discipline. Mais il faut savoir ce que vous voulez puis faire le nécessaire. Et somme toute, ce processus est relativement évident : il est basé sur des cycles qui se répètent et que nous tâchons de structurer et d’organiser.

À l’usage, la fréquence de répétition de ces cycles ne me convient pas.

Les journées succèdent aux journées, les semaines aux semaines et les mois aux mois. Nous n’y pouvons rien. À part suspendre la course du Soleil … Mais ce que nous faisons autour de ces cycles est de notre ressort. Et ce « cycle du 1 » ne me convient pas complètement.

Je nomme cela le « cycle du 1 » car tout fonctionne par 1 : on organise 1 journée, puis 1 semaine puis 1 mois. Or, je lui trouve quelques défauts :

  1. Il est extrêmement routinier. Cela a du bon. Et j’apprécie la routine. Mais là, il y en a trop. Vivre, c’est aussi l’imprévu.
  2. Il accélère le temps. Bon, ça, c’est peut-être du à l’age :-( Et c’est surtout une affaire de perception. Mais ces routines amplifient cette perception.
  3. Il est stressant. Tous les jours, pan ! Une liste de tâches ! Et tous les soirs, attention, on relève les copies. Et si, à la fin du mois, les résultats ne sont pas bons … :-(

Je vous l’accorde, je force un peu le trait. Et les solutions à ces problèmes ne manquent pas :

  • j’ai parlé de perception, la mise en perspective n’est pas loin ;
  • quitte à parler de mise en perspective, on peut aussi parler d’attitude ;
  • cela n’est qu’un problème d’organisation : je peux prévoir des jours de détente, des périodes de relâche ou, à l’inverse, des périodes de forte charge.

Oui, je pourrais faire tout cela.

Mais en fait, j’ai envie d’essayer une organisation un peu différente.

Ce que je vais essayer

Je passe à un « cycle du 2 ». C’est comme le « cycle du 1 ». Mais on ralentit la fréquence :

  • tous les 2 jours ;
  • toutes les 2 semaines ;
  • tous les 2 mois.

Au premier abord, ça peut sembler bancal, inutile ou même stupide. Et après tout …

La philosophie « no goal » de Leo Babauta

Il y a quelques années, j’avais été interloqué par une nouvelle approche tentée par Leo Babauta, du blog Zen Habits. En gros, c’était « aucun objectif, aucun suivi » ! À l’écrire, ça me semble toujours aussi bizarre :-) J’ai véritablement du mal à m’imaginer vivre sans objectif et donc sans suivi.

Leo, lui, a l’air de vivre cela très bien. On pourrait opposer que c’est nettement plus facile pour lui car il est son propre employeur et, du fait de ses sites et produits, il n’a plus à se soucier de ses revenus. Une espèce de problème de riche, quoi. Mais je ne rentrerai pas dans ce débat.

Il n’en reste pas moins que son idée a, mine de rien, continué à me travailler. Et si on ajoute à cela les points évoqués plus haut, j’en suis arrivé à me dire « et si ?… »

Ma nouvelle organisation

À défaut de faire du vrai « aucun objectif », je coupe la poire en deux. Ou du moins, je l’adapte à mon besoin : moins de stress, moins de pression. Donc, je lâche du lest coté planification et suivi. Et je laisse plus libre cours à une certaine envie du moment.

Laisser plus libre cours à une certaine envie du moment ?… Ne serait-ce pas la porte ouverte à ne plus rien faire du tout ?… Peut-être ! Mais en fait, non.

Tout d’abord parce que je me connais. Je n’aime pas l’excès d’inaction. Et je n’aime pas l’action inutile (je suis fainéant, je vous le rappelle :-)) La porte ouverte à ne plus rien faire du tout est aussitôt refermée !

Ensuite parce que, sans vouloir rentrer dans le débat que j’ai voulu éviter précédemment, il faut quand même gagner sa croûte. Or, en ce début d’année, j’ai définitivement plaquer mon emploi précédent. Je n’étais déjà pas payé mais là, cette option est définitivement inaccessible. Mes blogs me rapportent un revenu récurrent conséquent. Mais ce n’est pas encore suffisant pour en vivre. J’ai donc encore du boulot sur la planche.

Cependant, à être moins vigilant coté suivi, j’encours le risque de ne pas obtenir suffisamment de résultats notables. Je le répète : il faut que je gagne ma croûte !

Heureusement pour moi, j’ai 2 amis que je vais encore plus mettre à contribution : Pareto et Parkinson ! L’un m’explique que 80 % de mes résultats proviennent de 20 % de mon travail. Et l’autre que tout travail tend à occuper tout le temps qu’on lui octroie. En utilisant de façon plus assidue ces 2 approches, je pense pouvoir limiter le risque de manque de résultats avec mon « cycle du 2 ». Mon idée est de procéder ainsi :

  • ne lister et planifier que les tâches et actions essentielles et importantes ;
  • limiter le temps accordé aux tâches et actions non essentielles ou non importantes.

D’ailleurs, cela me fait penser que je ne vous ai jamais vraiment présenté ces 2 amis. Voilà une erreur que je dois corriger rapidement :-)

Conclusion

La méthode habituel de suivi des projets et des actions, basée sur la journée, la semaine et le mois, est, à mon goût, trop contraignante et trop stressante.

Pour le semestre à venir, je vais essayer un cycle plus léger, basée sur 2 journées, 2 semaines et 2 mois. Je vise ainsi une meilleure qualité de vie tout en continuant d’avancer sur les projets.

D’ailleurs, en parlant de mes projets, j’ai besoin d’obtenir des résultats. Pour cela, je vais insister sur l’attention et le temps accordés aux tâches essentielles et importantes.

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adam@source

On rêve tous de suivre cette approche :) a priori un projet bien lancé dés le départ permet à terme de travailler moins et d’en tirer plus de fruits. A méditer.

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    Grégory

    @adam: « On rêve tous de suivre cette approche » : Euh … Qu’est-ce qui t’en empêche ?

    « Un projet bien lancé dés le départ permet à terme de travailler moins » : Ah bon ?… Et pourquoi ?

    Reply
Dav

Bel article sur l’optimisation du travail, il est vrai qu’il est facile de s’inscrire dans une routine éternelle qui recommence chaque jour…

Une excellent ouvrage qui traite très bien de cela (et qui pour moi est une référence) est la semaine de 4 heures de Tim Ferris.

Je suis aussi adepte du 80/20 dans le sens qu’il faut se consacrer aux 20% de notre activité qui sont essentielles dans notre vie.

Reply
    Grégory

    @Dav: Merci :-)

    Je suis moi aussi un adepte du 80/20 et un fan de « La semaine de 4 heures » de Tim Ferris. Je pense en écrire bientôt une chronique.

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