3 astuces pour développer une communication non-verbale positive

L’art de la communication est un art subtil. Entre autres, elle ne passe pas que par vos mots mais aussi et surtout par vos gestes et vos attitudes. Découvrez comment améliorer votre communication avec ces astuces pour développer une communication non-verbale positive.

Cet article est un article invité rédigé par Jérémie, auteur pour le blog du Décodeur du Non-Verbal.

Bonjour à tous,

Grégory m’ouvre aujourd’hui les portes de Deviendra Grand pour que je vous parle de communication non-verbale.

Dans cet article, je vais avoir le plaisir de partager avec vous 3 astuces simples pour que vos gestes et votre attitude corporelle deviennent un allié précieux dans votre communication

… un allié qui influera positivement chacune de vos interactions.

Si je vous propose ce programme pour cet article, c’est que vous devez être conscient d’une chose importante :

Votre langage corporel et vos attitudes ont une influence sur votre entourage et ce, même lorsque vous ne prononcez mot !

A ce titre, c’est en 1985 que le professeur de psychologie David MacNeill montrait qu’il existe un lien étroit unissant les mots, les caractéristiques vocales et les gestes.
Mais aussi qu’AGIR, même sans rien dire, c’est déjà communiquer …

Imaginez cette scène (de préférence à ne pas reproduire) qui va poser le décor de cet article.

Vous êtes convoqué dans le bureau de votre patron.
Vous franchissez le pas de la porte et à peine après avoir dit “Bonjour“, vous déposez sans y être invité un de vos objets personnels sur son bureau (à la place de sa tasse de café par exemple).
Vous vous asseyez ensuite juste à côté de lui (et non en face), votre visage à quelques centimètres du sien.

Vous conviendrez qu’il s’agit d’une attitude non-verbale peu conventionnelle ?

Face à ce comportement, vous pourriez observer de la part de votre patron des réactions inconscientes cherchant à défendre ce territoire, cette barrière invisible que vous venez de franchir par une communication non-verbale maladroite.

Cet exemple est peut-être extrême et le but de cet article est de vous éviter ce type de situations où la communication est maladroite. Pour se faire, je vais vous offrir 3 astuces non-verbales pour provoquer l’effet inverse et avoir un impact positif inoubliable dans vos interactions.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet (aka les 3 astuces), j’ai besoin de vous briefer sur l’origine des gestes. Afin d’être sûr que nous partions vous et moi du bon pied.

Les gestes parlent plus fort que les mots

D’un point de vue lexical, le langage non-verbal on l’appelle aussi le langage corporel, la gestuelle ou même pour emprunter l’expression à nos confrères anglo-saxons, le body language.

Le langage non-verbal regroupe plusieurs éléments non-verbaux : le ton et le timbre de la voix, les expressions du visage et les mouvements du corps, conscients ou inconscients.

L’américain Albert Mehrabian, célèbre chercheur en psychologie, a démontré que lors d’une interaction et sous certaines circonstances (celles de son expérimentation), plus de 90% de notre communication pouvait être non-verbale et moins de 10% était attribuée au sens des mots !

J’espère que vous vous rendez compte de son importance.

Le langage non-verbal peut parfois même atteindre 100%. Lorsque par exemple un regard ou un sourire suffit à tout comprendre …

Pourquoi produit-on des gestes ?

Lors d’une communication, 2 catégories de gestes peuvent être produits :

  • Il y a les gestes volontaires ou intentionnels.
    Ils sont produits pour renforcer le discours, l’embellir ou le préciser.
    Le fameux : « c’est grand comme ça ! ».
    Sans aucun geste, c’est moins facile à comprendre …

Et puis il y a :

  • Les gestes involontaires ou accidentels.
    Ce sont ceux qui expriment nos émotions et nos intentions.
    Et si je dis involontaire, c’est qu’ils apparaissent bien souvent lorsque notre sécurité est menacée

Je vais approfondir cette notion de sécurité et vous expliquez ce qui se passe dans le cerveau.

Le cerveau limbique et sa barrière de sécurité

Dans une communication, différentes parties du cerveau sont mobilisées.

Les aires de Broca et Wernicke sont chargées de la production et de la compréhension des mots alors que le système limbique (notre cerveau liée à la survie), dans un même temps, analyse et agit face aux risques éventuels liés à cette interaction.

Ce système gère donc certaines réactions ancestrales, ayant permise à l’Homme de survivre pendant toutes ces années :

  • Il détermine et conditionne nos émotions en fonction des situations et du contexte dans lesquelles elles se déroulent.
  • Il pousse le corps à rechercher les sentiments de bien-être et à y rester
  • Il nous oblige à fuir l’inconfort.
  • En apaisant le corps, en lui faisant prendre la fuite, en se reculant ou même en attaquant.
  • Et il est en charge de la gestion de nos territoires.

En somme, il est le responsable de la protection du corps lorsqu’il se sent menacé.

3 Astuces pour lever les barrières et (vraiment) communiquer

Pour bien communiquer et instaurer un climat de confiance, il est alors indispensable de ne pas déclencher cette barrière de sécurité chez votre interlocuteur (comme dans l’exemple du début)

De cette manière, vous allez améliorer la qualité de l’interaction, voire désamorcer des situations conflictuelles.

C’est ce que l’on appelle faire preuve « d’intelligence non-verbale ».

Vous devez montrer non-verbalement que vous ne présentez pas de danger pour votre interlocuteur.

Une des techniques pour ne pas déclencher le système d’alerte de votre interlocuteur est de composer avec ses zones corporelles et son territoire.

Astuce 1 : Entrez dans son cercle de confiance

Au sein des territoires dans lesquels il évolue, l’Homme est soumis à des distances le séparant de ses congénères.

Edward T. Hall, anthropologue et sociologue de l’université de Harvard, a mis en évidence 4 zones d’interactions qu’il a appelées : la proxémie.

Ces distances entre deux personnes permettent de définir la nature des échanges qu’elles veulent mettre en place :

  • Distance intime : 15 à 45cm.
    Elle est réservée à la famille et aux personnes très proches émotionnellement.
    A cette distance, on chuchote !
  • Distance personnelle : 45cm à 1m20.
    Elle est la zone affective.
    C’est la distance des discussions personnelles entre amis.
  • Distance sociale : 1m20 à 3m60.
    C’est la zone de non-contact.
    Relations sociales, simples connaissances.
  • Distance publique : plus de 3m60.
    Celle des inconnus, de la prise de parole en public.

Ces distances sont variables d’une culture à l’autre.

Pour faciliter la communication lors de vos interactions, il est à partir de ce constat important d’accepter la distance préférentielle de votre interlocuteur.

Mais surtout, il ne faut pas empiéter sur le territoire de votre interlocuteur sans y avoir été invité !

Vous voyez que dans notre exemple décrit en prélude, ceci n’était pas le cas.

Astuce 2 : On aime ce qui nous ressemble

Lorsque vous observez que votre interlocuteur imite inconsciemment vos mouvements et postures c’est qu’il est clairement en accord avec vous.

On appelle cela l’effet caméléon, mais il peut aussi prendre d’autres appellations comme l’effet miroir, le mimétisme non-verbal ou la synchronisation.

En 1990, le professeur Giacomo Rizzolatti, physiologiste et neurologue, a découvert l’existence des neurones miroirs qui jouent un rôle dans l’apprentissage par imitation et dans des processus émotionnels comme l’empathie.

Ce sont eux qui commandent inconsciemment d’imiter les postures et la gestuelle d’une personne avec qui on est en accord.

Lever la fameuse barrière de sécurité de votre interlocuteur peut se faire de plusieurs façons.

Certaines consistent à montrer des attitudes positives et ouvertes, je vous les détaillerai plus loin.

Mais vous pouvez montrer, de manière subtile, à l’inconscient de votre interlocuteur, que vous êtes empathique, en connectant entre eux vos neurones miroirs.

Ce mimétisme volontaire des attitudes peut se faire de 2 manières :

Il est important de réaliser ce miroir gestuel de manière subtile.
Il ne s’agit pas de singer !

Vous devrez alors être attentif et observer le moment où votre interlocuteur va accepter votre synchronisation et se mettre à son tour à reproduire inconsciemment vos postures.

Vous aurez alors levé, ensemble, vos barrières de sécurité.

Astuce 3 – La « positive » attitude non-verbale

Une des clés pour lever la barrière de sécurité des personnes avec qui vous communiquez est de se montrer non-verbalement accessible et non menaçant.

Dans le langage corporel, lorsque vous exposez vos parties anatomiques considérées comme vitales (sexe, ventre, cou), le système limbique de votre interlocuteur va inconsciemment percevoir que vous ne représentez pas de danger.

Vos attitudes gestuelles peuvent alors combiner l’accessibilité et l’exposition de parties vitales.

Comme lorsque vous exposez votre abdomen sans mettre vos bras ou d’autres objets devant, ou le fait de pencher légèrement la tête sur côté pour exposer votre cou.
Vous pouvez aussi montrer vos paumes de mains face en l’air en illustrant votre discours,…

Certaines études non-verbales ont également montré que le fait d’acquiescer par de légers mouvements de tête, montrait inconsciemment son accord pendant une interaction.

Conclusion – le langage non-verbal au service de votre communication positive

L’objectif de ce que vous venez de lire était de vous aider à améliorer vos interactions dans un monde où la communication est de plus en plus complexe.

Vous pouvez perfectionner vos relations aux autres en restant à l’écoute de leur langage corporel, de leur territoire et en leur montrant que vous ne représentez pas un danger potentiel.

Soyez observateur, empathique et sachez développer votre intelligence non-verbale au service d’une communication positive.

Si vous souhaitez approfondir certaines notions sur le décodage de la gestuelle, je vous invite à vous rendre sur le site du Décodeur du Non-Verbal.

Romain a notamment mis en place une formation gratuitement (la Formation Express) pour vous aider à partir du bon pied dans votre apprentissage de la communication non-verbale.
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Je vous souhaite un excellent voyage dans ce monde fabuleux et je vous dis à très bientôt dans les commentaires ci-dessous ou ailleurs !

image-jeremieÀ propos de l’auteur : Jérémie

Après avoir été formé à l’analyse des profils psychologiques, Jérémie s’est suis passionné, depuis 2004, pour les comportements et attitudes gestuelles. Il a depuis développé une expertise dans ce domaine ainsi que dans celui de la détection des émotions, micro-expressions et du mensonge. Rédacteur pour le Décodeur du Non-verbal, Jérémie apprécie tout particulièrement contribuer à transmettre ses connaissances et les valeurs propre à l’analyse du langage du corps et à l’intelligence non-verbale.

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